J’en avais révé depuis longtemps, et ce vendredi soir, je l’ai fait!
Vous n’êtes pas sans ignorer que nous descendons du clan MacRae, fiers et braves écossais qui habitaient, et habitent encore, le plus beau château d’Ecosse: Eilean Donan Castle. Le plus grand poête d’Ecosse s’appelle quant à lui Robert Burns (1759-1796), et chaque année son anniversaire est feté dans le monde entier par les écossais lors d’un “Burns Supper”.
Comme Belinda a l’immense privilège d’être une descendante plus ou moins directe de Sieur Burns, elle à reussi à nous avoir des entrées pour le Burns Supper de The Robert Burns Club of Melbourne. Et moi de me dire (surtout Marie en fait…), mais pourquoi donc irais-je en simple chemise et pantalon, alors que mes ancêtres traversaient la verte Ecosse en kilt!? Un passage à la House of Scotland plus tard, me voilà vêtu comme il se doit:

C’est le tartan (modèle de kilt) qui a été utilisé dans le film BraveHeart… Et je dois avouer que c’est très agréable à porter!
OK, le dîner maintenant. Un burns Supper n’est pas un Burn Supper sans le HAGGIS: abats de mouton auxquels on ajoute semoule d’avoine, suif, oignons et épices. Le mélange est cuit dans un estomac de mouton et servi avec des purées de neeps (navets) et des tatties (pommes de terre). C’était tellement bon que j’ai fini l’assiette de Marie. Il y avait évidemement toute une cérémonie qui l’accompagnait, pas de quoi s’ennuyer.
Le thème du souper était Tam O’ Shanter, un des contes les plus célèbres de Burns. Je ne résiste pas de vous en mettre un extrait:
Care, mad to see a man sae hapy,
E’en drown’d himself amang the nappy.
As bees flee hame wi’ lades o’treasure,
The minutes wing’d their way wi’ pleasure:
Kings may be blest, but Tam was glorious,
O’er a’ the ills o’ life victorious!
Bref, une soirée inoubliable: joyeuse, bon enfant, il y a avait de la poésie, de l’humour (australo-écossais), de la cornemuse, des danseuses, du whiskey, et le fameux moment où le président à demander le silence dans la salle, disant qu’il y a avait des invités venus de loin, que c’était leur premier Burns Supper et leur premier kilt, et qu’on a dû se lever et se faire applaudir à chaudes mains…
Et pour ceux qui se sont posés la fameuse question sur le kilt, eh bien je leur répond: OUI, JE L’AI PORTE COMME MES ANCETRES!